Taranis

Taranis est le 1er satellite dédié à l'observation des éclairs qui explosent entre 20 et 100 km d'altitude. Prêt à être lancé fin 2017, il est attendu avec impatience par des scientifiques du monde entier.

Chez les celtes, Taranis est le dieu du ciel, de la foudre et du tonnerre. Un nom prédestiné pour un satellite qui va étudier les gigantesques « flashs lumineux » de 30 à 90 km de haut qui explosent au-dessus des gros nuages d'orages tels ceux de la ceinture intertropicale.

Découverts il y une vingtaine d’années, ces phénomènes lumineux transitoires (surnommés TLE pour Transient Luminous Events) restent mystérieux et très divers avec des « elfes », des « sprites », des « blue jets »... Ils sont parfois accompagnés de rayonnements X et gamma de très forte intensité émis en direction de l’espace (appelés TGF pour Terrestrial Gamma-ray Flash). La corrélation entre ces TLE et TGF est l’une des questions scientifiques à laquelle la mission Taranis doit répondre.

Pendant 2 ans minimum, le micro-satellite Taranis survolera des milliers de TLE et TGF. Les instruments scientifiques à bord seront capables de détecter ces phénomènes et d’enregistrer à haute résolution leurs signatures lumineuses, radiatives ainsi que les perturbations électromagnétiques qu’ils provoquent dans la haute atmosphère terrestre. 

Taranis apportera ainsi des données uniques pour comprendre les mécanismes à l’origine des transferts d’énergie s'effectuant à la suite d'éclairs entre l’atmosphère, l’ionosphère et la magnétosphère, ainsi que leurs possibles impacts sur l’environnement de la Terre. Initiateur de cette mission, le CNES assure la maîtrise d’œuvre, l’intégration de la charge utile sur la plateforme – issue de sa filière de micro-satellite Myriade – et les essais de Taranis.